Sataraš : découvrez les origines et la recette de la « ratatouille des Balkans »

Sataraš : découvrez les origines et la recette de la « ratatouille des Balkans »

Sataraš : découvrez les origines et la recette de la « ratatouille des Balkans »

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Spécialité typique de la cuisine des Balkans, le sataraš est un ragoût de légumes préparé à partir de tomates, de poivrons et d’oignons.

Spécialité typique de la cuisine des Balkans, le sataraš est un ragoût de légumes préparé à partir de tomates, de poivrons et d’oignons. Ultra populaire en Croatie, en Serbie, en Bosnie-Herzégovine et en Hongrie (où il porte d’autres noms) c’est un plat simple et facile à préparer que l’on retrouve surtout l’été, lorsque les légumes abondent. On vous en dit plus sur cette recette souvent surnommée « la ratatouille des Balkans »...

Qu’est-ce que le sataraš ?

Le sataraš est un ragoût de légumes mijotés à base de tomates, de poivrons et d’oignons. Il vient du mot « sapara » qui signifie « couperet » en croate, faisant ainsi référence au fait que tous les légumes soient coupés en tout petits morceaux. Populaire à travers toute l’Europe du Sud-Est, cette spécialité culinaire est souvent surnommée « la ratatouille des Balkans », bien que la méthode de cuisson soit différente.

Bon à savoir :

Le sataraš est un plat sans viande ni poisson : il fait partie des plats typiques à tester lors d’un voyage en Croatie quand on est végétarien ! Il peut aussi séduire les végétaliens lorsqu’il est cuisiné dans sa version purement traditionnelle (sans œufs ni fromage).

Quelles sont les origines du sataraš ?

On ne connaît pas la provenance exacte du sataraš bien que nombreux sont ceux à lui attribuer des origines hongroises, et plus particulièrement au niveau des régions de Slavonie et de Baranja, qui s’étendent de part et d’autres des frontières croate et hongroise. Ce plat typique des Balkans aurait donc pu être introduit en Croatie lors de son appartenance à l'Empire austro-hongrois. 

Toujours est-il que le sataraš est un plat que l’on trouve dans plusieurs pays des Balkans. Chacun d'eux possède ses propres spécificités, méthodes de préparations et variantes de la recette en fonction des coutumes locales et familiales.

En Hongrie, par exemple, on trouve une version légèrement plus épicée (avec du paprika notamment) sous le nom de lecsó tandis qu’en Turquie, une version avec des aubergines rôties est appelée Imam Bayild. On trouve aussi ce ragoût de légumes typique des Balkans en Serbie, au Monténégro ou encore en Bosnie-Herzégovine...

Comment mange-t-on le sataraš en Croatie ?

En Croatie, le sataraš se déguste de bien des façons : on peut le manger froid, tiède ou chaud, seul ou en accompagnement d’un plat... Généralement, les croates le savourent avec de la viande (comme des escalopes panées ou des saucisses) ou du poisson. On peut le servir avec de la purée de pomme de terre, de la polenta locale (comme la pura ou la kačamak), du riz ou même le tartiner sur du pain grillé ou du pain pita en guise d’en-cas ou d’apéritif. 

Certains aiment également ajouter d’autres ingrédients dans la préparation comme des œufs (rappelant ainsi la chakchouka), du fromage (comme la feta), des saucisses, des lardons ou d’autres morceaux de viande pour en faire un plat plus consistant. 

En Croatie, le sataraš est un plat saisonnier que l’on consomme surtout en été lorsque les légumes sont à leur apogée. Les locaux l’apprécient particulièrement lors des barbecues estivaux (roštilj) ainsi que lors des festivités locales (sajam) durant lesquelles ils le font mijoter dans de grandes marmites en bois. Vous l’avez compris, s’il se mange toute l’année, le sataraš  est avant tout un symbole de la cuisine d’été croate.


Pour la petite anecdote...

On raconte qu’autrefois, le chef de famille demandait à ce qu’un œuf sur le plat soit servi au-dessus de sa portion de sataraš. Un privilège qu’il était le seul à se voir accorder puisque les autres membres de la famille n’y avaient pas le droit.

S’il était coutume de donner un œuf sur le plat au patriarche de la famille (le père ou le grand-père) dans les régions rurales croates, c’est parce qu’à l’époque, l’œuf était considéré comme une source de protéines noble et limitée. Donner cette denrée précieuse au chef de famille marquait donc une forme de respect et de reconnaissance et permettait de souligner l’importance du patriarche dans la hiérarchie familiale. Cela soulignait également le travail difficile des hommes dans les champs et les vignes.

La recette authentique du sataraš croate

Ingrédients pour 4 personnes 

Pour réaliser du sataraš pour 4 portions, vous aurez besoin de :

  • 4 tomates de taille moyenne bien mûres (privilégiez des variétés juteuses comme les tomates Roma ou les tomates anciennes gorgées de soleil) ;

  • 3 poivrons (de préférence des poivrons hongrois) ;

  • 2 oignons ;

  • 2 à 3 cuillères à soupe d’huile d’olive ou d’autres huiles végétales (huile de tournesol par exemple) ;

  • Sel, poivre

À noter que vous pouvez ajouter de l’ail à votre préparation (en début de cuisson), une pincée de paprika doux ou fumé ou encore des œufs et/ou du fromage en fin de cuisson. 

Étapes de préparation du sataraš 

Étape 1 : 

Commencez par préparer les légumes : lavez les tomates et les coupez en petits dés, émincez les oignons finement et coupez les poivrons en petites lamelles ou en petits morceaux. 

Étape 2 : 

Faites chauffer l’huile dans une grande poêle ou dans une casserole à feu moyen. Ajoutez les oignons et faites-les dorer jusqu’à ce qu’ils deviennent translucides et légèrement dorés. Si vous souhaitez mettre de l’ail dans votre préparation, c’est aussi le moment de l’ajouter.

Étape 3 : 

Incorporez les poivrons à la préparation et faites-les cuire jusqu’à ce qu’ils commencent à ramollir. Attention à ne pas mettre le feu à vif, l’idée étant de faire mijoter les légumes : la patience est la clé de réussite du sataraš !

Étape 4 : 

Ajoutez les tomates à la préparation avec un peu de sel et de poivre. Laissez mijoter au moins 30 minutes et remuez de temps en temps. Le mélange doit réduire et s’épaissir légèrement, mais ne doit pas s’assécher. Si c’est le cas, vous pouvez ajouter un petit peu d’eau. 

Étape 5 : 

Si vous le souhaitez, ajoutez des œufs en fin de cuisson ou du fromage (comme de la feta). Laissez cuire 2 à 3 minutes. Rectifiez l’assaisonnement si nécessaire et servez avec du riz, de la purée de pomme de terre, de la polenta, du pain ou avec de la viande ou du poisson. 

Bon appétit !


La petite astuce : Si le sataraš est un plat d’été par excellence, de nombreuses familles croates le préparent en été ou à l’automne et les conservent en bocaux pour pouvoir les déguster en hiver.

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Questions fréquentes

Le sataraš et la ratatouille sont tous deux des ragoûts de légumes méditerranéens, mais ils diffèrent sur plusieurs points. La ratatouille française comprend des aubergines et des courgettes, tandis que le sataraš se compose uniquement de tomates, poivrons et oignons. La méthode de cuisson est également différente : dans la ratatouille, les légumes sont souvent cuits séparément puis assemblés, alors que dans le sataraš, tous les légumes mijotent ensemble dès le début.

Oui ! Dans sa version traditionnelle, le sataraš est un plat entièrement végétalien composé uniquement de tomates, poivrons, oignons et huile végétale. Certaines variantes incluent des œufs ou du fromage (comme la feta), ce qui le rend végétarien mais non végétalien. Il suffit de préparer la version de base sans ces ajouts pour obtenir un plat 100 % vegan.

Absolument. Le sataraš se conserve très bien au réfrigérateur pendant 3 à 4 jours dans un récipient hermétique. Comme le font de nombreuses familles croates, vous pouvez également le préparer en grande quantité en été ou à l'automne et le conserver en bocaux stérilisés pour le déguster tout au long de l'hiver.

Le lecsó est la version hongroise du sataraš. Il s'agit également d'un ragoût de poivrons, tomates et oignons, mais la recette hongroise inclut généralement du paprika (doux ou fort), ce qui lui donne une saveur plus épicée et une couleur rouge plus prononcée. Les deux plats partagent probablement les mêmes origines dans les régions frontalières de Slavonie et de Baranja.

Le sataraš est très polyvalent. En Croatie, on le sert souvent comme accompagnement avec des escalopes panées, des saucisses ou du poisson grillé. Il peut aussi être dégusté seul, tartiné sur du pain grillé ou du pain pita en apéritif, ou accompagné de purée de pomme de terre, de polenta (pura ou kačamak) ou de riz. On peut également y ajouter des œufs ou du fromage pour en faire un plat principal plus consistant.

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