Musée des relations rompues

Musée des relations rompues

Musée des relations rompues

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Culture & patrimoineMuséesHistoire4 min de lecture

Dans la Haute-Ville de Zagreb, le Musée des relations rompues expose des objets donnés après une séparation, accompagnés du récit anonyme de leurs propriétaires.

Le Musée des relations rompues rassemble, dans la Haute-Ville de Zagreb, des objets ordinaires donnés par des anonymes après une rupture amoureuse. Chaque pièce est accompagnée d'un court récit qui en explique l'histoire. Le concept, né en Croatie en 2006, a depuis essaimé dans plusieurs villes du monde et reçu un prix européen majeur.

Pourquoi visiter le Musée des relations rompues

Le musée propose un format inhabituel : ce ne sont ni les objets ni les auteurs des dons qui comptent, mais les textes anonymes qui leur sont associés. Un sèche-cheveux, une hache, une poupée en porcelaine ou trois volumes de Proust deviennent les supports de récits courts, parfois drôles, parfois durs, sur la fin d'une relation.

L'expérience est silencieuse, lente, et tient autant de la lecture que de la visite. Comptez 1 h à 1 h 30 sur place. Un livret de traduction en français est remis à l'entrée, ce qui rend chaque témoignage accessible. Le musée a reçu en 2011 le prix Kenneth Hudson du Forum européen des musées, qui distingue les institutions ayant renouvelé l'idée même de musée.

Histoire du musée

Le projet est né de la rupture, en 2003, des artistes croates Olinka Vištica et Dražen Grubišić. Au moment de se séparer, le couple s'interroge sur le sort des objets chargés de souvenirs communs et imagine un lieu où ils pourraient être conservés et racontés.

La première exposition a lieu en 2006 à la Glyptothèque de Zagreb, dans le cadre du 41e Salon de Zagreb. Le succès dépasse les attentes et la collection prend la route. Des expositions itinérantes sont organisées à Berlin, Buenos Aires, Istanbul et Los Angeles, alimentées par des dons collectés sur place.

Le ministère croate de la Culture refuse de soutenir le projet. Les deux fondateurs financent alors eux-mêmes l'installation permanente. Le musée ouvre en 2010 dans un espace de 300 m² de la Haute-Ville, devenant ainsi le premier musée privé de Zagreb. Une antenne permanente a depuis été ouverte à Chiang Mai, en Thaïlande.

Que voir dans la collection

La collection compte plusieurs centaines d'objets ; le parcours en présente une sélection renouvelée. Quelques pièces sont devenues emblématiques :

  • Le petit cochon en caoutchouc : donné par un couple dano-israélien, il évoque une relation où les attaches familiales et religieuses ont fini par séparer les deux partenaires.

  • Trois volumes de Proust : usés et tachés de sable, ces livres accompagnaient une relation entamée en 1986 et achevée en 2011. Le couple en lisait des passages à voix haute pendant les vacances ; la lecture, comme l'histoire, n'a jamais été terminée.

  • Un sèche-cheveux : objet banal devenu symbole d'une relation déséquilibrée, marquée par les gestes d'attention oubliés.

  • Un mannequin Stockman : déposé par un couple norvégien, il représente un projet professionnel commun autour de la mode, abandonné en même temps que la relation.

  • Une poupée en porcelaine Myosotis : offerte par les parents d'un ex-compagnon, avec la consigne de ne pas les oublier.

  • Un chapelet : lié à la disparition brutale d'un proche, il porte un deuil plus qu'une rupture.

  • Une hache : utilisée par sa donatrice pour réduire en pièces les meubles laissés par son ex-compagne après une séparation brutale.

Informations pratiques

Le musée est situé au 2, rue Ćirila i Metoda, dans la Haute-Ville. Il est ouvert tous les jours de l'année, avec une amplitude horaire large, y compris en soirée. Les tarifs sont modérés et alignés sur ceux des musées privés de Zagreb. Vérifiez les horaires et les prix à jour sur le site officiel avant votre visite.

La fréquentation est plus calme en début de matinée et en fin de journée. Le livret de traduction en français est inclus avec le billet ; prenez le temps de lire chaque récit, le musée se vit à hauteur de texte.

Comment s'y rendre

Le musée se trouve dans la Gornji Grad (Haute-Ville), à quelques minutes à pied de la place Saint-Marc et de la cathédrale de Zagreb. Depuis la place Ban Jelačić, comptez 10 à 15 minutes de marche, dont une partie en montée. Le funiculaire historique reliant la Basse-Ville à la Haute-Ville arrive à proximité immédiate. Un trajet en taxi ou VTC depuis le centre reste très court.

À voir autour

Le quartier concentre plusieurs visites complémentaires, accessibles à pied :

  • La cathédrale de Zagreb, principal édifice religieux de la ville, à une dizaine de minutes.

  • L'église Saint-Marc et son toit de tuiles colorées, sur la même place que le musée.

  • La tour Lotrščak et le funiculaire, repères de la Haute-Ville.

Pour prolonger le séjour en Croatie, vous pouvez aussi envisager une étape côtière comme l'île de Lokrum ou un détour culturel par la basilique euphrasienne de Poreč.

Questions fréquentes

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Questions fréquentes

Oui. Les textes sont rédigés en croate et en anglais sur les cartels, et un livret de traduction en français est remis à l'entrée.

Comptez 1 h à 1 h 30 selon votre rythme de lecture. La visite est essentiellement textuelle.

Certains témoignages abordent des thèmes adultes (séparation, deuil, sexualité). La visite reste possible en famille, mais elle est plutôt conçue pour des adolescents et des adultes.

Oui. Le musée accepte les dons d'objets accompagnés d'un récit, en croate ou en anglais. Les modalités sont précisées sur le site officiel.

Une antenne permanente est installée à Chiang Mai, en Thaïlande, et des expositions itinérantes circulent régulièrement à l'étranger.

Prolonger la visite

Le Musée des relations rompues s'intègre naturellement dans une découverte plus large de Zagreb et de ses musées privés. Pour bâtir un itinéraire complet, consultez nos idées de voyage en Croatie.

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